L'Histoire d’Elvin
Elvin est un petit garçon européen franco-allemand, né à Toulouse le 2 février
2003.
Son papa et sa maman se sont rencontrés en janvier 2001, ont commencé à vivre ensemble en février 2001.
Son papa s’appelle Patrick, il est européen français, il avait 45 ans en 2001.
Il était ingénieur, en instance de divorce, et habitait Toulouse depuis 1989, soit depuis 12 ans. Avant, il habitait près de Paris.
Sa maman s’appelle Natalie, elle est européenne (enfin, on le croyait) mais
surtout allemande, elle avait 30 ans en 2001. Elle avait dû abandonner suite à un problème de santé son métier de musicienne classique (premier hautbois) qu’elle avait exercé très peu de temps, à
peine 2 ans, après de longues études. Elle était redevenue étudiante, en secrétariat commercial trilingue et vivait chez ses parents près de Toulouse où elle était arrivée en 1971 avec toute sa
famille (ses parents, son frère et ses deux sœurs) lorsque elle-même n’était qu’un bébé de trois semaines.
La famille faisait partie de la communauté allemande installée en région toulousaine autour du pôle aéronautique
censé représenter la réussite de la coopération européenne.
En 1982, le décès accidentel du seul
fils parmi trois filles a été un traumatisme dont le père ne s’est jamais remis et qui est devenu peu à peu une obsession, cause à mon avis de tout ce qui est arrivé par la suite.
Natalie a quitté Patrick brusquement
le vendredi 13 décembre 2002, après 22 mois de vie commune, alors qu'elle était enceinte de 7 mois, et au lendemain d’une échographie qui s’était merveilleusement bien passée, et où le papa
et la maman avaient pu voir sur l’écran un beau petit bébé qui suçait son pouce en remuant doucement.
Dès que Natalie a eu franchi la
porte de la maison ses parents, il n’a plus été possible pour Patrick d’avoir de ses nouvelles, ni d’elle, ni de sa grossesse. Il lui a été dit qu’il ne devait plus appeler, que l’enfant
appartenait désormais à la famille et à la nation allemande. Le 29 décembre 2002, alors que Patrick téléphonait pour proposer à Natalie une rencontre à l'occasion du Nouvel An, celle-ci,
entourée de toute sa famille dans sa maison de la banlieue toulousaine a refusé toute conciliation en affirmant « cet enfant est à NOUS, tu ne l'auras JAMAIS ».
Dès le lendemain de cette déclaration
folle et monstrueuse (sachant que les droits du père ne sont pas d'AVOIR l'enfant, mais tout naturellement de le voir et de l'aimer), Patrick est allé en mairie faire une reconnaissance en
paternité prénatale pour l’enfant à naître de Natalie.
Puis, il a téléphoné presque tous les
jours à Natalie pour être prévenu de la naissance, mais on ne lui répondait jamais.
Elvin est né quinze jours avant
terme, sans bien sûr que son père soit prévenu.
Toutefois, des ondes mystérieuses ont
dû passer entre le fils et le père car Patrick a eu un pressentiment quatre jours après la naissance du bébé et il est allé à l’état-civil de Toulouse où il a appris que son fils avait été
déclaré « de père inconnu » afin qu’il porte le nom de la famille allemande.
Depuis, la vie de Patrick est un
enfer car les autorités allemandes, bien que dûment averties de l’état-civil réel d’Elvin, qui a été rectifié par décision administrative du tribunal d’instance de Toulouse, refusent de prendre
en compte les décisions françaises et soutiennent la famille allemande dans tout ce qu’elle commet :
- Fausses déclarations à l'état civil français;
- Fausses déclarations au consulat d'Allemagne à Bordeaux pour faire établir pour
Elvin un Kinderausweiss selon lequel il est exclusivement allemand et n'a pas de père;
- Déplacement illicite (on peut dire « enlèvement ») d’Elvin en Allemagne depuis le 2 avril 2003 pour le soustraire au
père et à la justice française;
- Refus de laisser le père exercer son droit de visite pourtant obtenu en première instance (30 septembre 2003) et confirmé en appel (22 juillet 2004);
- Refus de présenter l’enfant à un point-rencontre;
- Refus de dire où se trouve l’enfant, de donner une adresse postale, ou une adresse électronique, ou un numéro de
téléphone;
- Refus de donner de ses nouvelles, d’envoyer des photographies de lui;
- Refus de désigner une personne chez qui déposer cadeaux qui pourraient être remis à Elvin;
- Refus de se rendre aux convocations de la justice pour s’expliquer.
Patrick a pu voir son fils, très brièvement, c'est-à-dire environ 20 minutes à chaque fois, en tout et pour tout 4
fois en février et en mars 2003, et plus rien depuis plus de 800 jours ….!
Il est très intéressant et utile de noter que tout ceci se passe « au nez et à la barbe » de la justice
française qui assiste avec une impuissance complaisante aux manœuvres éhontées de la famille restée en France qui d’un côté envoie de l’argent à
Natalie, contracte pour elle des avocats et des avoués et les rémunère, mais prétend dans le même temps ne rien connaître de cette histoire, ne pas y être impliquée, ne pas savoir où se cache
Natalie avec Elvin, et crie au harcèlement et à la persécution quand on leur demande des explications.
La famille, et particulièrement le père de Natalie, ingénieur chez un grand constructeur d’avion semble
particulièrement sûre de son impunité : malgré des fausses déclarations verbales et écrites, malgré des documents maquillés, malgré même une escroquerie aux prestations familiales d’un
montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros qui leur a valu une plainte de la caisse des allocations familiales, ils ne sont absolument pas inquiétés, pas plus que la consul général
d’Allemagne à Bordeaux qui a fait un faux et un courrier mensonger pour les "couvrir".
On dirait qu’il savent que la justice
a reçu pour ordre de ne pas les ennuyer, car c’est effectivement ce qui se passe.
L'obsession du gouvernement
français semble être d'entretenir à tout prix, par des concessions faites sur le dos des citoyens, la faribole d'une profonde et sincère amitié franco-allemande, qui serait la potion magique
d'une Europe en état de coma avancé et qui se résigne, à l'heure de ses dernières volontés, à sacrifier ses enfants en holocauste au nationalisme allemand pour la convenance des lobbies
militaro-industriels de l'aéronautique, de l'espace et de la chimie.
Le cas d’Elvin n’est pas
isolé : l’Allemagne est le premier pays rapteur du monde, et chaque année des dizaines de petits franco-allemands sont enlevés vers l’Allemagne, après séparation et divorce, par leur parent
allemand qui les met sous la protection du JugendAmt afin de les faire disparaître complètement pour leur parent français.
C’est ce qui est arrivé à Elvin puisque sa maman, qui n’a ni travail ni ressources en Allemagne hormis les aides sociales car elle refuse mes chèques de pension alimentaires, l’a mis sous la
tutelle du JugandAmt de Munich.
Et je "passe" sur les sordides accusations qui sont les accessoires habituels de ce genre d'affaire où une mère qui veut priver un père de son enfant trouve toujours une avocate - grassement
payée par les parents - pour jouer les hystériques de service, prétendant bien sûr que le rapt n'est qu'une mesure de protection de l'enfant contre les sévices d'un père dangereux..... sans en
apporter l'ombre du début de la moindre preuve.
Mais pendant ce temps, et le temps qu'une justice molle et complaisante, et surtout tétanisée à la perspective d'un incident "diplomatique" avec un ressortissant d'un pays aussi puissant
que l'Allemagne, le temps, justement, passe et creuse un fossé, puis un gouffre, puis un abîme entre l'enfant et son parent spolié.
Ce parent spolié qui doit aussi gérer au quotidien sa souffrance affective (impossibilité d'exprimer son amour pour son enfant), sa perte d'identité en tant que père (puisqu'il est
officiellement annihilé par l'état-civil allemand), sa perte de dignité en tant qu'homme (suite à des accusations abjectes et infondées), sa perte de citoyenneté (puisque la justice de la
France l'abandonne, semblant trouver "normales" toutes les agressions qu'on lui inflige).
Le résultat, tant attendu par le parent allemand, l'Etat allemand et bien sûr les politiciens et les fonctionnaires français, est que bien peu résistent à un tel traitement :
Au bout de quelques années, l'homme "normal", l'honorable citoyen intégré dans la société par son travail, ses biens matériels et ses relations, et qui a demandé en toute bonne foi à simplement
exercer son droit naturel de père, devient souvent avec l'usure des mauvais procès, des humiliations et des tracasseries, un zombie, une épave, un dépressif n'ayant plus ni emploi, ni
épargne, ni amis, ni santé.
Et le combat cessa faute de combattants.
Et l'Allemagne de dire "qu'il n'y a pas de problème avec les enfants bi-nationaux", et les dirigeants français d'approuver chaleureusement en vantant la solidité de l'amitié franco-allemande, et
l'Europe de s'auto-célébrer, une fois de plus, comme un espace inégalé de droit et de bonheur......
Cela veut dire que si l’Europe continue dans la
voie du « progrès social » qu’elle semble avoir choisi (qui a choisi ?) il n’est pas impossible que dans quelques années s’il arrivait à Natalie un malheur qui l’empêche de
s’occuper d’Elvin celui-ci pourrait être adopté par un couple marié d’homosexuels allemands plutôt que de m’être rendu !
En effet, en quelques années la
Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne se sont converties à l’urgence et à la nécessité d’autoriser les mariages homosexuels et les adoptions d’enfants par des couples homosexuels, mais l’abandon du
Droit du Sang par l’Allemagne n’est toujours pas à l’ordre du jour, tout simplement parce que celle-ci a fait savoir fermement qu’elle s’y refuserait absolument. Toutefois, en 1998, et pour
donner un os à ronger à quelques naïfs caniches bruxellois, elle a pris l'engagement d'y renoncer "un jour"......
Si dans une Constitution de 150 pages il n’y a pas une ligne sur de droit de la famille alors que tout est minutieusement prévu pour le commerce
et les mouvements de capitaux, ce n’est ni hasard, ni un oubli, mais l’expression d’une volonté aussi froide que féroce de laisser les choses en l’état pour ne pas déplaire au 4° Reich
allemand.
A votre santé !
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